Il existe plusieurs approches pédagogiques possibles pour permettre d’enseigner efficacement aux élèves dans les classes. Cependant, on constate quand même des inégalités dans les résultats scolaires quels que soient les établissements scolaires.
Chaque élève est différent physiquement, psychologiquement, culturellement, socialement et même économiquement.
Chacun a grandi et évolué dans un espace différent ce qui fait le caractère d’unicité de chaque élève qui arrive à l’école.
Tout individu a donc perçu des connaissances similaires ou particulières en fonction de son espace de vie, de ce qu’il est, et surtout, de ce qu’il a, formant ainsi sa propre identité.
Avec l’approche dite « multidimensionnelle« , l’enseignant propose les diverses dimensions dans lesquelles sont inscrits divers champs conceptuels et les élèves en fonction de leurs compétences choisissent les ingrédients conceptuels qui ont un sens pour eux afin de composer leurs tissus de savoirs.
En effet, c’est l’élève qui construit son propre savoir, l’enseignant ne met pas en place seulement des scénarios mais surtout des simulations pédagogiques faisant croire à l’élève qu’il reconstruit le monde afin de le mettre véritablement en situation de recherche.
L’enseignement du second degré a été transféré au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie par l’Etat français. Le pays calédonien a la responsabilité de réviser son propre système éducatif.
Aussi, c’est avec beaucoup d’intérêt que le travail de cette approche a été suivi. Elle permet d’articuler les différentes disciplines, de valoriser les langues et les cultures du pays, d’établir une relation de continuité pédagogique du premier au second degré, de fédérer les différentes institutions calédoniennes et surtout de renforcer le partenariat entre l’école et les parents d’élèves.
L’approche multidimensionnelle permet non seulement de prendre en considération les différents acteurs scolaires mais surtout de développer ce qui est fondamentalement inscrit dans la philosophie kanak le « concept de relation » pour renforcer le sentiment de respect et de partage à partir de la plus tendre enfance jusqu’à l’âge adulte.